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 © Craig Burrows   téléchargeable sur  IS3 une inflorescence revisitée  

Ne vous méprenez ! Vous aurez reconnu une inflorescence de poacée… et non pas une quelconque aphrodite, ces annélides polychètes aux soies irisées. Craig Burrows, en prenant son cliché, a utilisé une propriété des végétaux pour obtenir ce cliché : laquelle ? 

Tout d’abord, vérifions qu’il s’agit bien d’une poacée, observée au niveau de l’inflorescence : un axe, portant des axes secondaires. Chacune de ces « ramifications » est garnie de longues arêtes, mais une observation plus fine vous permet de repérer des stigmates plumeux et surtout des paquets d’étamines pendantes, oscillantes, car à insertion médifixe. Ces ramifications associent plusieurs fleurs : ce sont des épillets. Nous avons là un épi d’épillets… Autant de caractères qui permettent de proposer l’appartenance aux poacées.

Mais pourquoi cette couleur bleue, exceptée pour les étamines (anthères) jaunes ?

Pour obtenir ce cliché, le photographe, féru de physique, a éclairé l’inflorescence à l’aide d’une lumière ultraviolette. Les cellules végétales, et plus particulièrement les cellules chlorophylliennes, absorbent les photons… et réémettent une lumière fluorescente. C’est cette réémission que le photographe a figé lors de sa prise de vue. Les glumes et les glumelles, leurs arêtes, mais aussi les axes des inflorescences fluorescent dans le bleu, ce que ne font les anthères matures, dont les cellules sont désormais dépourvues de chlorophylle.

Si cette réémission de lumière par les pigments photosynthétiques et principalement les chlorophylles ne vous dit pas grand-chose, consultez le fichier « émission de fluorescence par les végétaux » dans la rubrique Entraînement aux épreuves orales, exploitation de supports documentaires.

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