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Pillow lava briovérien de la pointe de Guilben, près de Paimpol. Bien des candidats n’ont en tête, lorsqu’on leur demande de citer un affleurement où l’on peut observer en place et en France continentale de telles structures…, que celles du Chenaillet ! Ils oublient qu’on peut en observer en Normandie, dans le Massif central, en Bretagne, etc. … sans avoir besoin de « grimper » pendant plus d’une heure ! Ici, les « spilites de la pointe de Guilben », datée de 610 ± 9 Ma à partir de zircons extraits de tufs acides interstratifiés entre les pillows, peut être observée facilement à marée basse, le long du littoral sud de la pointe. Chaque « pillow lava » montre un cortex hyalin (vitrifié), de couleur noire à violacée, et un cœur micro-bulleux, bleu-verdâtre à jaunâtre. Cette structure est caractéristique des pillows observés en section : le trempage au contact de l’eau a induit la vitrification du cortex, ce qui a permis un refroidissement plus lent du cœur, avec début de cristallisation. Les interstices entre les pillows, souvent dégagés par l’altération et l’érosion, sont remplis de constituants variables : lave de même nature que les « pillows », calcédoine rouge-rubis (cornaline, = variété microcristalline du quartz), ou encore brèche carbonatée (dolomie et/ou calcite). Ces basaltes ont été métamorphisés sous le faciès schistes verts et ont subi un hydrothermalisme responsable d’une paragenèse secondaire conséquence d’une spilitisation : le contact avec l’eau de mer (apport de Na) a favorisé la formation d’albite (feldspath sodique). © prepas-svt.fr

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